Crise de panique : Que faire ?

Le cœur qui bat à toute vitesse, des vagues de chaleur dans tout le corps, l’impression d’étouffer… Une personne victime d’une crise de panique est submergée par des sensations intenses et incontrôlables. Les chiffres sont encore mal connus, mais il semblerait qu’entre 5 et 10 % de la population soit victime, de façon isolée ou répétée, de ce type de crise.

 

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1. Qu’est qu’une crise de panique ?

On a décrit les crises de panique comme un signal d’alarme déclenché par le corps sans raison valable – comme une fausse alarme. Lorsqu’un tel signal est déclenché en présence d’un danger réel, la réaction de terreur extrême peut être essentielle à la survie. Mais en état de crise de panique, la réaction de terreur se produit alors qu’il n’y a aucune raison de donner l’alarme. Ce que les crises de panique ont de curieux et de terrifiant, c’est qu’elles se produisent souvent dans un cadre familier ou dans une situation qui ne présente pas de danger réel. Il n’en demeure pas moins que la victime est prise de terreur, avec toutes ses manifestations physiques et psychologiques.

 Les crises de panique sont caractérisées par leur brutalité : elles arrivent par surprise et sont très intenses. Une crise se manifeste généralement par une activité cardio-respiratoire plus rapide et plus intense ainsi que par des symptômes neurosensoriels, comme des vertiges et des frissons. Le plus souvent, elle a lieu pendant quelques minutes, mais peut durer jusqu’à une demi-heure.

 

« C’est une crise brutale pendant laquelle le corps se met en alerte maximum sans raison évidente, explique Dominique Servant, psychiatre & psychothérapeute, le cœur se met à battre plus vite, on tremble de tous ses membres, on est traversé par un malaise intense. Il y a vraiment un sentiment de perte de contrôle. »

 

Pendant une crise, la personne est généralement terrifiée et a très peur de mourir, le plus souvent d’une crise cardiaque. Une fois calmée, la personne ressent un grand soulagement et une forte fatigue.

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2. Quels sont les symptômes d’une crise de panique ?

Médicalement, une crise de panique doit inclure au moins 4 des symptômes dans la liste ci-dessous et atteindre un paroxysme en moins de 10 minutes:

Transpiration, sueurs

Palpitations

Tremblements

Souffle coupé, suffocation

Étranglement, boule dans la gorge

Douleur ou gêne thoracique

Nausée

Vertige, tête vide, instabilité

Perte de sens de la réalité

Peur de perdre le contrôle de soi, de devenir fou

Peur de mourir

Paresthésies

Frissons, bouffées de chaleur

 

3. Quelles sont les causes possibles ?

exemple la perte d’un être cher par décès ou séparation, la maladie, un accident ou un accouchement. Même après que la situation de stress soit disparue, les crises de panique persistent. Le trouble panique n’a pas de cause unique mais serait le résultat de la combinaison de plusieurs facteurs génétiques, biologiques et psycho-sociaux. Les chercheurs tentent d’éclaircir les origines et les causes sous-jacentes au trouble panique. Les efforts de recherche actuels se concentrent sur des moyens plus efficaces de diagnostiquer et traiter le trouble panique. Les spécialistes désirent également trouver des réponses à des questions comme :

Pourquoi les crises de panique se déclenchent-elles à certains moments plutôt qu’à d’autres ?

Quel rôle joue l’hérédité ?

D’où viennent les différences apparentes entre les hommes et les femmes qui sont affectés de ce trouble

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4. Qui en est atteint ?

Le trouble panique apparaît généralement  à la fin de l’adolescence ou au début de la vie adulte et touche de 1,5 à 3,5 % de la population. Les femmes sont deux fois plus susceptibles que les hommes de souffrir du trouble panique et trois fois plus que les hommes d’avoir le diagnostic de trouble panique sans agoraphobie.

De récents calculs montrent que plus d’un million de Canadiens souffriraient de trouble panique avec ou sans agoraphobie. Il est difficile d’établir des chiffres précis parce que les personnes atteintes cachent souvent leur état et que bon nombre de professionnels des soins de la santé ne le diagnostiquent pas.

En fait, le trouble panique a été décrit comme l’un des grands imposteurs de la médecine parce qu’on peut facilement le confondre avec bon nombre d’autres problèmes médicaux ou psychiatriques. Une étude nationale a révélé que les personnes atteintes de trouble panique cherchent de l’aide médicale plus souvent et plus rapidement que celles qui présentent d’autres troubles anxieux.Les victimes consultent parfois plusieurs médecins sans résultat. Se sentant mal à l’aise et incomprises, et s’interrogeant sur leur santé mentale, certaines abandonnent tout espoir d’améliorer leur état.

Pourtant, 34 % des personnes ont recherché un traitement au cours de la première année où le trouble s’est présenté et la durée moyenne du délai de consultation chez les personnes qui ont recherché un traitement plus tard est de 10 ans.

Les personnes atteintes de trouble panique  ont deux fois plus de risques d’avoir des idées suicidaires et de faire une tentative de suicide que les personnes ayant d’autres troubles psychiatriques et presque 20 fois ce risque, comparativement aux personnes sans trouble psychiatrique.

 

5. Prévenir et soigner

Il existe maintenant des traitements validés qui offrent l’espoir de soulager plus rapidement et plus efficacement les personnes qui souffrent de trouble panique. Tout traitement efficace commence par un diagnostic exact. Le simple fait d’identifier la maladie apporte un soulagement énorme à la personne qui craignait que l’on ne prenne pas son problème au sérieux.

Une première étape de traitement est de réviser son hygiène de vie. Une bonne hygiène de vie peut grandement diminuer l’anxiété pour la ramener à un niveau tolérable.

Parmi les éléments d’une bonne hygiène de vie, mentionnons :

  • Un bon équilibre entre le travail, le repos et les loisirs;
  • Une faible consommation de caféine, d’alcool et de nicotine;
  • Une bonne alimentation;
  • Et surtout, de l’exercice régulier.

 

 

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6. Traitements

Traitements Le trouble panique s’accompagne d’une invalidité significative, d’un taux élevé d’idées suicidaires et tentatives de suicide, des taux élevés d’abus et de consommation de substances et de dépressions. La thérapie cognitivo-comportementale et la médication sont les traitements de premier recours

  • Psychothérapie

La thérapie cognitivo-comportementale est le traitement le plus  efficace pour le trouble panique. Les objectifs de la thérapie sont de diminuer la fréquence et la gravité des attaques de panique et de réduire l’anxiété d’anticipation, l’évitement phobique lié à la panique et l’incapacité fonctionnelle liée à l’anxiété.

Avec la thérapie cognitivo-comportementale, la personne seule ou dans un groupe est graduellement exposé à la situation agoraphobique qu’il redoute excessivement.

Si une crise de panique se déclenche, la personne apprend à reconnaître les manifestations d’une attaque de panique, à ne pas faire de mauvaises interprétations de ces manifestations et à demeurer dans la situation plutôt que de fuir. La personne apprend à réduire ses craintes et acquiert une meilleure emprise sur les situations. La thérapie vise à modifier les schémas de pensées des personnes en les aidants à analyser leurs sentiments et à distinguer les pensées réalistes et irréalistes.

 

  • Pharmacothérapie

Les antidépresseurs

Ils sont efficaces pour la gravité de la panique, l’anxiété d’anticipation et dans l’évitement agoraphobique et des améliorations dans des mesures telles que l’invalidité et la qualité de vie.

Les antidépresseurs  sont aussi efficaces que la TCC dans le traitement des troubles dépressifs et de d’autres troubles anxieux  qui accompagnent souvent la trouble panique.

Les anxiolytiques, tels que les benzodiazépines

Si l’anxiété et l’agitation sont importantes. Ils doivent cependant être utilisés à court terme en raison de leurs effets secondaires et des risques d’accoutumance.

Les anticonvulsants et les antipsychotiques

Pour les personnes qui n’ont pas répondu aux premiers traitements et à la psychothérapie. 
 

La guérison peut prendre quelques mois, mais comme les personnes atteintes de trouble panique souffrent parfois de plus d’une maladie, le traitement peut prendre plus de temps et être plus complexe. Ainsi, un traitement fructueux tient compte de tous les problèmes connexes, fréquemment la dépression et/ou l’abus d’alcool ou de drogues.

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7. Que faire si l’on a une crise de panique ?

Lorsque l’on a déjà vécu une crise, il est facile d’en reconnaître les symptômes. A cet instant-là, il est important de maîtriser son anxiété pour ne pas se laisser submerger. Dominique Servant explique quelques techniques simples de relaxation et de méditation pour apprendre à gérer cette situation : « le contrôle respiratoire ; il faut apprendre à respirer lentement. On peut aussi faire des ancrages, comme serrer les poings, se dire des phrases apaisantes ou se centrer sur le moment présent. »

A la découverte de la sophrologie

Que faire face à une personne en crise ?

 La première fois, une personne paniquée ne sait pas qu’elle fait une crise et il est difficile pour elle d’expliquer à ceux qui l’entourent ce qui lui arrive. Si vous détectez que la personne face à vous fait une crise de panique, il faut rester calme et la rassurer en lui faisant comprendre qu’elle est en sécurité.

« Il ne faut surtout pas ajouter de la panique. Il faut encourager la personne et l’aider à revenir au calme par la respiration »  explique Dominique Servant.

 

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4 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. Leïla dit :

    Bonjour,
    Je me joins à vous car janvier 2015 j’ai eu ma première crise que je n’oublierais jamais! Je croyais partir…..depuis ce jour, j’ai des symptômes qui sont toujours la! Tel que fatigue, vertiges, et surtout la peur ! Mais peur de quoi? La question est la!!!! Je n’en peux plus et je ne veux plus vivre comme ça! Avez vous des remèdes médicale ?

    Aimé par 1 personne

  2. limonasblog dit :

    Bonjour Leila
    oui c’est un sentiment terrible, on pense que c’est la mort ou bien la folie, mais ne meurt pas et on ne devient pas fou, moi aussi je n’aime pas ce sentiment, horrible juste ceux comme toi et moi et plusieurs gens connaissent la vrais sensation

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  3. Sarah dit :

    Bonjour je m’apelle Myriam moi aussi jai fait 4 crises de paniques intenses ces jour ci je n’ai jamais fait cela auparavant que dois je faire jai peur de gacher ma vie a cause de cela

    Aimé par 1 personne

  4. limonasblog dit :

    Bonsoir Sarah,
    Normalement les crises de panique surviennent après un grand stress, un changement de vie, par exp un déménagement, un deuil… si la crise est occasionnelle, faut juste avoir une bonne hygiène de vie, diminuer la caféine, faire un peu de sport, parler avec des gens qu’on aime et avec qui on se sent bien, si le stress dure dans le temps, et les crises se répètent il vaux mieux voir un médecin, au début juste un généraliste il peut te donner des vitamines du magnésium, sinon il te conseillera de voir un spécialiste, cela dépend de la cause des crises, et la vulnérabilité du patient, moi j’ai eu ma première crise de panique à 16 ans, j’était en classe j’ai commencer à avoir des maux de ventres du vertige et beaucoup de sensations désagréables, mais plus rien une fois rentrée chez moi, j’ai tout oublié j’ai suivi mes études dans une autre ville, j’ai pu travailler, je me suis mariée, mais une fois j’ai eu mon bébé, les crises de paniques sont devenues insupportables, j’ai consulté mon médecin, il m’a dit que c’est l’anxiété dont je souffre, j’ai suivi un traitement médicamenteux pendant un moment, maintenant je me sens beaucoup mieux, je savoure la vie à nouveau, mon secret est simple : j’accepte les crises de paniques, je sais que ça va passer, je me repose un peu, j’ai appris à demander de l’aide à ma famille, je ne me force plus à faire les choses toute seule, ma passion m’aide aussi à me déstresser, quand je dessine ou je fait la couture je me déconnecte, je me calme, ça m’aide beaucoup,
    mon conseil Sarah est de voir un médecin, ne laisse pas les crises de paniques te gâcher la vie, il y a plusieurs solutions, ce n’est pas une fatalité, merci beaucoup, et bon courage

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